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jeudi 7 avril 2005

Musique et téléchargement

Un article de pcinpact Le P2P bénéfique pour les ventes de disques ? m'a fait m'interroger sur le sujet.
Il est vrai, et aucune major ne pourra dire le contraire, que certains artistes se sont fait connaître grâce au téléchargement, que les petits pour qui la maison de disque ne dépense pas des millions en promo vendent plus que si les échanges de musique n'existait pas, que les labels indépendant arrivent à se faire connaître et à vendre.

Et pourquoi ? Tout simplement car il est impossible pour une enseigne d'avoir tous les titres en magasin et encore moins en écoute et le fait que pour être programmé à la radio (du moins les grandes) il faut envoyer son CD avec un très gros chèque.

D'un coté on se retrouve avec les multinationale du disque qui affublent le P2P de tous les maux, qui ont des politiques commerciales à chier et nous vendent bien souvent des produits de basse qualité (bande orchestre à la place des musiciens, textes écrit à la va vite, mélodies acheté dans d'autres pays, recyclage de rif, etc.) et de l'autre côté des sociologues, des artistes, des intellectuels, etc. qui défendent le téléchargement (ou tout du moins disent qu'il n'est pas la cause de la baisse de certaines ventes).
Plutôt que de confronter les deux visions qui de toute façon ne sont jamais d'accord, de se demander si le P2P est bon ou mal, pourquoi ne pas réfléchir sur un système qui ferait un consensus ?

Il est à mon avis trop tard pour enrayer le téléchargement et toutes les tentatives, qu'elles soient techniques ou judiciaires, n'aboutiront à rien si ce n'est à mieux renforcer les réseaux d'échange et les rendre de plus en plus impénétrables (freenet par exemple) et de batailler à chaque procès (quelle différence entre le téléchargement et l'enregistrement à la radio ?).

J'ai pensé à un truc (il vaut ce qu'il vaut mais bon) : pourquoi ne pas appliquer un principe de diffusion existant depuis plus de 20 ans à la musique ?
Ce principe de diffusion bien connu pour les logiciels est le shareware. Comment l'appliquer à la musique ? Tout simplement en bombardant les réseaux P2P et proposer des sites de téléchargement de morceaux de musiques complets (et pas seulement 30s) mais dégradé (que ça reste audible et écoutable quand même).
A partir de ces musiques en mode dégradé, l'internaute peu écouter avant d'acheter (en ligne (sans DRM) ou en magasin) et être sur que le produit lui plaît.

Bien sur certains se contenteront de garder les morceaux dégradés, bien sur certains diffuseront des versions propres des albums, mais c'est déjà le cas du monde du logiciels et cela n'a pas coulé les éditeurs de logiciels, ni les auteurs de shareware pour autant.

La balle est dans le camps des acteurs du monde de la musique et au législateur...

Lire Français ?

Lu chez Embruns et Alsacreations : La ville de Montréal propose sur son site un accès simple à trois niveaux pour les personnes ayant des incapacités intellectuelles.

  • Un accès avec des textes simplifiés
  • Un accès avec une ortograf altêrnativ
  • Et une version sonore

Autant je trouve que les initiatives de simplifier les textes (informations condensées, faciles à lire et à comprendre) et/ou proposer une version sonorisée (on ne lit plus on écoute, comme à la télé ou à la radio) que pour ce qui est de l'ortograf altêrnativ (et bien que je soit très loin d'être une référence en matière de français) c'est vraiment se foutre de la gueule du monde.
En effet soit on a des capacités intellectuelle limitées et on est capable de lire (même avec difficultés), soit on est complètement analphabète (ce qui ne veut pas forcement dire que l'on est limité intellectuellement) et on ne sait pas lire.

Quid des vrais gens qui ont vraiment énormément de mal avec le français ? Je pense que ces personnes sont capable de lire un texte mais pas écrire correctement, ce qui est tout de même une grosse nuance. Le fait de les conforter dans une orthographe alternative ne les fera pas évoluer (moi par exemple j'ai écris pendant des années discutions et c'est en lisant partout discussions que j'ai pus me rendre compte de mon erreur) et je pense que ce n'est pas leur rendre ervice voir un peu se foutre de leur gueule.
Bref oui à la version simplifiée, oui à la version sonore mais non à l'ortograf altêrnativ.

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