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Installer CentOS Stream 10 sur un serveur

Serveur rack ouvert avec une clé USB d'installation

Verdict. CentOS Stream 10 convient à un serveur de test, de développement ou de service qui doit suivre la branche située juste avant les versions de Red Hat Enterprise Linux. Installez-le en mode minimal, vérifiez l’image avant de toucher au disque, créez un compte administrateur nominatif et gardez une console de secours pendant le premier démarrage.

Sommaire
  1. Préparer le matériel et le réseau
  2. Télécharger puis contrôler l’ISO
  3. Créer le support de démarrage
  4. Renseigner l’installateur CentOS
  5. Choisir le disque sans effacer le mauvais
  6. Faire le premier démarrage
  7. Valider l’accès avant de fermer la console
  8. Résoudre les quatre pannes qui reviennent
  9. CentOS Stream ou Rocky Linux

CentOS Stream 10 n’est plus l’ancien CentOS Linux 8 : le projet le présente comme une distribution construite par les ingénieurs RHEL et suivie en continu. Les notes de version officielles de CentOS Stream 10 indiquent notamment les dépôts BaseOS et AppStream, le dépôt CRB désactivé par défaut et une cible matérielle x86-64-v3 pour la construction AMD/Intel 64 bits.

Préparer le matériel et le réseau

Une installation serveur commence par une décision de stockage. Copiez les données utiles ailleurs, relevez le modèle et la taille du disque qui recevra le système, puis prévoyez une adresse IP, une passerelle, un DNS et un nom complet comme srv-centos.example.net. Si la machine est louée chez un hébergeur, conservez les accès à sa console distante avant de redémarrer.

La limite à accepter est structurelle : Stream suit les changements avant leur intégration dans RHEL, donc une machine soumise à la certification stricte d’un éditeur doit utiliser une distribution figurant dans sa liste de support.

Pour un processeur AMD ou Intel ancien, contrôlez la compatibilité x86-64-v3 avant le téléchargement. Les notes de version officielles détaillent les architectures réellement proposées.

Télécharger puis contrôler l’ISO

Choisissez le fichier boot.iso depuis la page officielle de téléchargement CentOS. Cette image démarre l’installateur et récupère les paquets par le réseau. Le miroir officiel x86_64 publie l’image et son fichier de somme SHA-256 dans le même dossier.

Lors du contrôle réalisé le 17 septembre 2026, le fichier CentOS-Stream-10-latest-x86_64-boot.iso pesait exactement 936122368 octets et sa somme SHA-256 était ede5601165eb5585d4a680fe1c88aa08efd8d78f9f3676e05eb5d1c35ff12485. Prévoyez donc une clé d’au moins 1 Go et ne démarrez pas l’installateur si la somme diffère.

curl -fLO 'https://mirror.stream.centos.org/10-stream/BaseOS/x86_64/iso/CentOS-Stream-10-latest-x86_64-boot.iso'
curl -fLO 'https://mirror.stream.centos.org/10-stream/BaseOS/x86_64/iso/CentOS-Stream-10-latest-x86_64-boot.iso.SHA256SUM'
expected="$(sed -n 's/^SHA256 (.*) = //p' CentOS-Stream-10-latest-x86_64-boot.iso.SHA256SUM)"
actual="$(sha256sum CentOS-Stream-10-latest-x86_64-boot.iso | cut -d' ' -f1)"
test -n "$expected" && test "$actual" = "$expected" && printf '%s\n' 'ISO vérifiée'

La sortie attendue est ISO vérifiée. Une erreur de téléchargement, un fichier vide ou une somme différente impose de supprimer le fichier incomplet et de le récupérer à nouveau depuis le miroir officiel ; ne contournez pas le contrôle en acceptant l’image.

Créer le support de démarrage

Branchez une clé vide, puis identifiez-la par sa taille et son modèle. La commande suivante ne modifie rien ; elle sert à distinguer la clé du disque interne.

lsblk -o NAME,SIZE,MODEL,TRAN,MOUNTPOINTS

Remplacez /dev/sdX par le périphérique de la clé, jamais par une partition et jamais par le disque qui contient vos données. Démontez seulement les partitions de cette clé, écrivez l’image, puis synchronisez les écritures.

sudo umount /dev/sdX1
sudo dd if=CentOS-Stream-10-latest-x86_64-boot.iso of=/dev/sdX bs=4M status=progress oflag=sync
sync

Si la clé contient plusieurs partitions, adaptez la commande umount à ce que lsblk affiche. Une interface de création de clé peut remplacer dd, mais le contrôle du périphérique reste indispensable : une erreur de destination efface immédiatement le support choisi.

Renseigner l’installateur CentOS

Démarrez la machine sur la clé en mode UEFI lorsque le matériel le permet. Dans le menu CentOS, choisissez la vérification du support avant l’installation. Cette étape repère une clé mal écrite avant que le partitionnement ne commence.

Dans l’écran récapitulatif, traitez les entrées dans cet ordre :

  1. Langue et clavier. Choisissez la disposition qui servira aussi à la console locale ; une mauvaise disposition rend les caractères du mot de passe difficiles à relire.
  2. Date et heure. Sélectionnez la zone réelle du serveur. Un serveur réparti entre plusieurs pays peut rester en UTC, à condition de l’appliquer aussi aux journaux et aux procédures d’exploitation.
  3. Réseau et nom d’hôte. Activez la bonne interface, demandez une adresse DHCP pour un premier déploiement ou saisissez les paramètres fournis par l’hébergeur. Définissez le nom complet avant de lancer l’installation.
  4. Choix des logiciels. Sélectionnez Minimal Install pour un serveur administré en SSH. Ajoutez une interface graphique uniquement si un logiciel l’exige et si vous acceptez son entretien.

Le fichier boot ne contient pas tous les paquets : l’installateur doit atteindre un miroir. Si l’écran réseau ne voit aucune interface, ne forcez pas une adresse au hasard ; utilisez la console du fournisseur, vérifiez le branchement ou reportez l’installation après identification du matériel.

Choisir le disque sans effacer le mauvais

Dans Installation Destination, sélectionnez le disque relevé avec lsblk. Le partitionnement automatique convient à un disque dédié et vide. Pour une machine qui conserve des données, une installation précédente ou plusieurs disques, ouvrez le partitionnement personnalisé et vérifiez chaque périphérique avant de confirmer.

Pour un serveur sans besoin particulier, laissez l’installateur créer la disposition standard avec LVM. Changer la taille de la racine ou séparer /var n’est pertinent que si vous connaissez le volume des journaux, des bases ou des conteneurs à héberger. Une partition séparée ne remplace pas une sauvegarde.

Créez ensuite un utilisateur nominatif avec les privilèges administrateur, en cochant l’ajout au groupe wheel. Utilisez un mot de passe unique et ne le notez jamais dans une commande, une capture ou un article. Le compte root peut rester verrouillé ; l’administration courante passe par sudo.

Cliquez sur Begin Installation seulement après la relecture du disque, du réseau et du compte. Une fois l’écriture terminée, redémarrez et retirez la clé, sinon la machine peut revenir dans l’installateur au prochain démarrage.

Faire le premier démarrage

Ouvrez une session avec l’utilisateur créé, puis mettez à jour les paquets avant d’installer un service. Les dépôts BaseOS et AppStream sont actifs sur une installation standard ; dnf repolist permet de contrôler leur présence sans modifier la configuration.

sudo dnf upgrade --refresh
sudo hostnamectl set-hostname srv-centos.example.net
sudo timedatectl set-timezone Europe/Paris
sudo dnf install -y openssh-server firewalld
sudo systemctl enable --now sshd firewalld
sudo firewall-cmd --permanent --add-service=ssh
sudo firewall-cmd --reload
sudo firewall-cmd --list-services

Remplacez le nom d’hôte et la zone horaire par vos valeurs. Le dernier affichage doit contenir ssh parmi les services autorisés. N’ouvrez pas d’autres ports avant d’avoir identifié le service qui les utilisera et la source réseau qui doit y accéder.

Valider l’accès avant de fermer la console

Depuis le serveur, lisez l’identité, le nom, l’adresse et l’état des unités ; depuis un autre poste, testez la connexion avec le nom ou l’adresse fournie par l’hébergeur.

whoami
hostnamectl
ip -br addr
sudo dnf repolist
sudo systemctl --failed
ssh utilisateur@srv-centos.example.net

Ne désactivez pas l’accès SSH par mot de passe avant d’avoir ajouté une clé dans ~/.ssh/authorized_keys, ouvert une seconde session avec cette clé et conservé la console locale. Le bon test est une nouvelle connexion indépendante ; une session déjà ouverte peut rester active alors que la configuration est devenue inutilisable.

Résoudre les quatre pannes qui reviennent

CentOS Stream ou Rocky Linux

CentOS Stream 10 est le choix cohérent lorsque vous voulez suivre les évolutions qui alimentent RHEL et participer à cet écosystème. Rocky Linux 10 suit une logique de compatibilité Enterprise Linux avec ses propres images et son propre cycle ; sa documentation officielle d’installation serveur décrit une procédure voisine, avec vérification de l’ISO, choix du disque et création d’un compte administrateur.

Ne choisissez pas seulement sur le nom. Comparez l’architecture du processeur, le logiciel certifié par votre fournisseur, le cycle de maintenance attendu et la disponibilité d’une console de récupération. Pour une autre base Linux, les pages Linux et terminal et l’orientation Debian permettent de reprendre le raisonnement sans confondre installation et maintenance.

Après l’accès SSH, gardez une trace de la version installée, des services activés et de la règle réseau réellement ouverte. Les commandes de lecture de la page commandes Linux aident à vérifier les chemins et les sorties ; la page durcissement Linux prend le relais lorsque le serveur est exposé.