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Framasoft : services libres et l’affaire Sage

Verdict. Framasoft mérite votre attention si vous cherchez des services en ligne sans publicité, un annuaire libre en français et des logiciels qui peuvent sortir d’une plateforme dominante. Commencez par Dégooglisons Internet pour une tâche précise. Le compromis est clair : un service hébergé laisse moins de contrôle qu’une instance que vous administrez vous-même.

Sommaire
  1. Un annuaire devenu un ensemble de projets
  2. Le dossier Sage raconté par la source de 2006
  3. Ce que Framasoft propose en pratique
  4. Un premier choix sans tout changer
  5. Pourquoi conserver cette histoire
Serveur en aluminium ouvert avec câbles réseau et voyant vert.

Le nom Framasoft recouvre plusieurs activités que l’on confond facilement : une association française d’éducation populaire, des services en ligne, des logiciels libres et un annuaire communautaire. Cette distinction aide à choisir le bon outil et à comprendre l’histoire de l’ancienne adresse /2006/12/19/214-framasoft-pas-sage, restaurée ici sous une URL durable.

Un annuaire devenu un ensemble de projets

Framasoft indique avoir été fondée en 2004 et fonctionner grâce aux dons, avec une équipe salariée réduite et des bénévoles. Son projet ne consiste pas seulement à remplacer une marque par une autre : l’association défend l’émancipation numérique, l’éducation populaire et la coopération. Sa présentation officielle résume cette orientation avec une formule simple : redonner à chacun et chacune le pouvoir d’agir par le pouvoir de comprendre.

Pour le lecteur, trois portes d’entrée suffisent. Framalibre recense des logiciels libres et des ressources de la culture libre. Dégooglisons Internet oriente vers des services en ligne proposés par Framasoft ou par des hébergeurs proches. PeerTube est un logiciel libre et fédéré pour regarder des vidéos, en publier et créer sa propre plateforme.

Le dossier Sage raconté par la source de 2006

Le 18 décembre 2006, Alexis Kauffmann publiait sur le Framablog un récit consacré à l’affaire Sage. Le billet part d’une notice Framasoft consacrée à une extension Firefox appelée Sage, destinée à la lecture des flux RSS. Un éditeur de logiciels de gestion d’entreprise avait adressé à l’association une mise en demeure datée du 7 novembre 2006, en demandant l’arrêt de l’usage du nom.

La réponse reproduite dans le billet distingue le rôle de l’association et celui de l’auteur du logiciel décrit. Elle rappelle aussi que la notice renvoyait vers le site officiel de l’extension. Le texte avance ensuite des arguments sur le dépôt de marque, la territorialité et la spécialité des produits et services, avant de conclure que l’usage du nom pour une extension RSS n’était pas établi comme une contrefaçon. L’article est signé Alexis Kauffmann, alors président de l’association, et doit être lu comme le récit public de cet échange, pas comme une décision rendue par un tribunal.

Cette archive garde donc son intérêt même si l’extension Sage appartient à une autre époque. Elle montre un point qui reste utile lorsque l’on parle de logiciel libre : un annuaire décrit un projet tiers, un éditeur maintient un produit, et un hébergeur fournit parfois le service. Les trois rôles ne se confondent pas.

Ce que Framasoft propose en pratique

La page officielle consacrée à l’émancipation numérique sépare les services hébergés des logiciels développés ou soutenus. On y trouve notamment :

Besoin Point de départ Ce que cela change
Prendre une décision à plusieurs Framadate Créer un mini-sondage sans passer par un service de publicité ciblée.
Recueillir des réponses Framaforms Construire un formulaire en ligne pour une inscription ou une collecte.
Écrire à plusieurs Framapad Rédiger un texte partagé directement dans le navigateur.
Travailler en collectif Framaspace Donner à une association un espace de fichiers et de travail basé sur Nextcloud.
Trouver un logiciel Framalibre Explorer des notices communautaires plutôt qu’une liste de logiciels financée par la publicité.

Un détail évite plusieurs confusions. Framadate désigne encore le service que l’on utilise, mais Framasoft explique que le logiciel qui le portait a été remplacé par Pollaris à la fin de 2025. De même, Yakforms fait encore fonctionner Framaforms au moment de la lecture de la source officielle, tandis que l’association prévoit son remplacement par Liberaforms. Un nom de service peut donc rester stable alors que le logiciel qui le fait fonctionner évolue.

Repère mesuré le 17 septembre 2026 : la page officielle Émancipation numérique présente quatre entrées dans la partie consacrée aux logiciels libres et décentralisés : PeerTube, Mobilizon, Yakforms et Framadate. Le comptage porte sur les titres affichés dans cette section, pas sur le nombre total de services disponibles.

Un premier choix sans tout changer

Le plus simple est de partir d’une seule tâche. Pour organiser une date, ouvrez Framadate. Pour réunir des réponses, ouvrez Framaforms. Pour écrire un brouillon à plusieurs, ouvrez Framapad. Si le besoin concerne une association qui doit conserver des documents et coordonner des activités, regardez Framaspace plutôt qu’un simple pad. Si vous cherchez une application à installer, commencez par Framalibre, puis vérifiez la licence, le format des fichiers et la façon de récupérer vos données.

Avant de déposer un contenu personnel, consultez la documentation RGPD de Framasoft et la fiche du service concerné. Pour un besoin durable ou sensible, comparez aussi l’offre à une instance gérée par votre association ou par un hébergeur de confiance. Le collectif CHATONS recense justement des structures qui proposent des services alternatifs, avec leurs propres conditions.

Pourquoi conserver cette histoire

L’ancienne adresse ne renvoyait pas vers une fiche technique froide. Elle portait un épisode de la vie du Libre francophone, avec un titre accrocheur, un nom de logiciel et une question de droit des marques. La remettre en ligne sous une adresse lisible permet de retrouver le contexte sans faire croire que le billet de 2006 décrit les services de 2026.

Le lien historique est désormais rattaché à une page qui explique ce que Framasoft est devenue : un annuaire, des services libres, des logiciels fédérés et une association financée par ses soutiens. Pour élargir la recherche d’un outil, retournez vers les logiciels utiles classés par besoin. Pour un usage Linux, les guides Linux et terminal prennent le relais.

Framasoft ne promet pas de rendre chaque usage numérique simple du jour au lendemain. Elle rend visibles des choix que les plateformes dominantes cachent souvent : qui développe, qui héberge, qui finance et comment changer de solution. C’est déjà une bonne manière de reprendre la main.