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Quel correcteur orthographique choisir ?

Un comparatif se rejoue : mêmes critères pour tous, sources officielles datées, prix relevés le jour du relevé, et mention explicite de ce qui n’a pas pu être vérifié. Six critères suffisent, français natif, usage hors ligne, intégration à VS Code, prix, souveraineté, accessibilité pour un lecteur d’écran. Aucune note globale : chaque critère se lit séparément.

Sommaire
  1. Pourquoi refuser la note sur dix ?
  2. Comment le relevé a-t-il été fait ?
  3. Critère 1 : le français est-il la langue d’origine de l’outil ?
  4. Critère 2 : peut-on travailler hors ligne ?
  5. Critère 3 : quelles intégrations à VS Code ?
  6. Critère 4 : quel prix, et pour quel engagement ?
  7. Critère 5 : où le texte est-il traité, et par qui ?
  8. Critère 6 : et l’accessibilité pour un lecteur d’écran ?
  9. Tableau de synthèse, sans note
  10. Quels critères manquent volontairement ?
  11. Ce qu’un correcteur ne corrige pas
  12. Questions fréquentes

Pourquoi refuser la note sur dix ?

Une note sur dix suppose que six critères se compensent. Ils ne se compensent pas. Un correcteur hors ligne à 12 € et un service en ligne accessible à un lecteur d’écran ne s’arbitrent pas l’un par l’autre : selon votre situation, l’un des deux critères disqualifie l’outil, quel que soit son total.

Ce qu’une note mélange

La note additionne des choses de nature différente : une capacité technique (détecter un accord), un mode de fonctionnement (local ou connecté), une condition commerciale (prix, abonnement), une contrainte juridique (où le texte est traité), une contrainte d’accessibilité et une intégration logicielle. Additionner ces dimensions revient à décider à votre place laquelle compte le plus.

Ce que la table remplace

La table laisse chaque critère sur sa ligne, avec la source et la date du relevé. Vous éliminez d’abord ce qui ne passe pas chez vous, pas de hors ligne possible, pas de budget, pas de compatibilité avec un lecteur d’écran, puis vous comparez ce qui reste. Ce tri par élimination est plus rapide qu’une lecture de notes.

Ce qu’un comparatif financé ne peut pas dire

Un comparatif financé par un lien de commission ne peut pas conclure contre son financeur, et le lecteur ne le voit pas toujours. Chaque ligne du tableau vient de la page officielle de l’éditeur, pages produit, centres d’aide, boutiques et registres d’extensions, lues le 15 septembre 2026.

Erreur à éviter : lire une note comme une recommandation

« Huit sur dix » ressemble à un conseil d’achat. Ce n’est qu’une moyenne de critères pondérés par la personne qui l’a écrite. Sur cinq correcteurs qui ne jouent pas dans la même catégorie, deux logiciels locaux, deux services, un éditeur intégré à une suite, la moyenne ne décrit aucun usage réel.

Comment le relevé a-t-il été fait ?

Le relevé se limite aux pages officielles des éditeurs, lues une fois chacune, avec trois secondes entre deux requêtes vers le même serveur. Chaque page lue est conservée avec son horodatage et son empreinte. Ce qui n’a pas pu être lu est écrit comme non vérifié, jamais estimé.

Pages officielles uniquement

Aucun moteur de recherche, aucun site d’avis, aucune reprise. Les informations viennent des pages publiques des éditeurs : pages produit, centres d’aide, pages de boutique, registres d’extensions. Le relevé a été fait le 15 septembre 2026 par lecture directe, avec conservation du corps de chaque page.

Refus de serveur : un résultat, pas un obstacle

Une page tarifaire servie en JavaScript affiche des montants vides dans le code de la page. Un serveur peut aussi refuser une lecture automatisée. Ces deux situations sont traitées de la même façon : elles sont consignées, et l’information reste marquée non vérifiée. Forcer la lecture pour obtenir un chiffre serait une mesure inventée.

Ce qui n’a pas pu être mesuré le 15 septembre 2026

Trois manques, écrits ici plutôt que comblés par une estimation :

Erreur à éviter : transformer une absence de lecture en argument

« Pas de prix affiché, donc c’est cher » n’est pas un raisonnement. L’absence de prix lisible signifie seulement qu’il faut ouvrir la page dans un navigateur, avec un compte, pour le connaître.

Critère 1 : le français est-il la langue d’origine de l’outil ?

Un correcteur conçu pour le français n’aborde pas les mêmes erreurs qu’un outil multilingue auquel un module français a été ajouté. La différence se voit sur les règles disponibles, pas sur la page d’accueil.

Grammalecte : un moteur français, et rien d’autre

Grammalecte (nouvel onglet) est « un correcteur grammatical et typographique open source dédié à la langue française ». Sa page officielle liste ce qu’il examine : ponctuation, espaces, typographie, redondances, traits d’union, majuscules, accords en genre et en nombre, conjugaison, confusions et homonymies, pléonasmes, et une option de détection des erreurs de reconnaissance optique. Le projet indique aussi ses limites : « Il n’y a pas d’analyse sémantique », et des faux positifs restent possibles.

Antidote : correcteur, dictionnaires et guides, en français et en anglais

La boutique d’Antidote (nouvel onglet) décrit une gamme : un correcteur avec reformulation, des dictionnaires et des guides linguistiques, une prononciation audio « selon l’accent de Montréal ou de Paris », et un module d’anglais en option, vendu séparément. C’est une offre bilingue finie, pas un module ajouté.

LanguageTool : multilingue, avec un module français mesuré

LanguageTool (nouvel onglet) annonce « Plus de 20 000 règles de vérification » appliquées en français, anglais, allemand, espagnol, néerlandais, polonais et portugais, et une disponibilité dans plus de trente langues. Sur le seul module français, une mesure faite le 14 septembre 2026 sur les fichiers de règles du projet donne 1 322 règles de grammaire et 1 155 règles de style, aucune règle de longueur de phrase et une seule règle de répétition, limitée au doublon immédiat du type « pour pour ». Les accords, eux, sont bien détectés (par exemple « elle a tombé » → « elle est tombée »).

Autrement dit : le français est traité sérieusement, mais n’attendez pas d’un correcteur grammatical qu’il coupe vos phrases longues ou qu’il repère « ce mot revient quatre fois », ce n’est pas ce qu’il mesure.

Grammarly : le français parmi les langues prises en charge

Le centre d’aide de Grammarly (nouvel onglet) répond à la question « Does Grammarly support languages other than English? » en listant vingt-quatre langues autres que l’anglais, dont le français, disponibles dans toutes les formules, y compris la formule gratuite. La même page précise que la réécriture au niveau du paragraphe est disponible en français, comme la traduction. La formulation de la question dit ce qu’est le produit : un outil d’abord anglais, complété par d’autres langues.

Rédacteur Microsoft : le français dans une longue liste

La page d’aide « Nouveautés dans le Rédacteur Microsoft » liste le français parmi une vingtaine de langues vérifiées. Le Rédacteur vérifie « la ou les langues que vous avez configuré votre navigateur » et accepte jusqu’à trois langues. C’est un correcteur multilingue intégré à un navigateur ou à une suite, pas un outil dédié au français.

Critère 2 : peut-on travailler hors ligne ?

Trois situations coexistent : le logiciel installé qui analyse sur votre machine, le service qui exige une connexion, et l’application hybride qui fonctionne sans réseau mais perd une partie de ses fonctions. La question utile n’est pas « est-ce hors ligne ? » mais « qu’est-ce qui s’arrête sans réseau ? ».

Ce qui s’arrête sans réseau, outil par outil

Outil Hors ligne Ce qui reste dépendant du réseau
Antidote 12 oui, logiciel installé localement (Windows ou Mac) synchronisation des données et réglages entre les trois applications
Antidote Web non, « s’utilise sur tout ordinateur […] connecté à Internet » tout
Antidote Mobile les dictionnaires et les guides se consultent sans connexion ; l’application « n’a pas besoin de connexion Internet pour fonctionner » synchronisation
Grammalecte oui, « l’analyse de ce que vous écrivez se fait sur votre ordinateur » rien : le projet indique qu’aucun texte n’est transmis
LanguageTool (application Windows/macOS) oui, « aucune connexion n’est requise pour utiliser l’appli » dictionnaire personnel et règles de style synchronisés si vous vous connectez
LanguageTool (site et correcteur en ligne) non tout
Grammarly non : le service est en ligne, y compris les applications de bureau tout
Rédacteur Microsoft non : « expérience connectée » qui interroge « un service en ligne de Microsoft » tout

Antidote Web et Antidote Mobile sont deux produits distincts, avec des conditions différentes : la version navigateur dépend d’Internet, la version mobile annonce des dictionnaires et des guides utilisables sans connexion. Sur ces cinq correcteurs, le hors-ligne réel suppose donc soit un logiciel installé, soit un moteur embarqué.

Ce qu’un correcteur hors ligne ne garantit pas

L’absence de connexion ne dit rien de la qualité des règles, et elle ne dit rien de la confidentialité au-delà de ce que l’éditeur déclare. Grammalecte publie une réponse nette dans sa foire aux questions : « Grammalecte collecte-t-il des données ? Non. Aucune. » LanguageTool précise, pour son application de bureau, que la connexion n’est nécessaire que pour retrouver votre dictionnaire personnel et vos règles de style. Pour un service en ligne, la question se pose autrement : le texte traité passe par un serveur, et la réponse dépend de la politique de l’éditeur.

Erreur à éviter : confondre « application de bureau » et « hors ligne »

Une application installée peut être une coquille autour d’un service distant. Le test en dix secondes : coupez la connexion, tapez une faute grossière, et regardez si le correcteur la souligne. Si rien ne se passe, l’application n’est qu’un client.

Critère 3 : quelles intégrations à VS Code ?

Sur ce critère, deux choses très différentes circulent : une intégration publiée par l’éditeur du correcteur, et une extension écrite par un tiers. La seconde peut très bien fonctionner ; elle ne s’engage sur rien.

Outil Intégration à VS Code Nature
Antidote oui « Visual Studio Code » figure dans la liste officielle des logiciels intégrés à Antidote 12 et Antidote Web, aux côtés du Bloc-notes et de WordPad ; l’intégration passe par Connectix, utilitaire local installé sur Windows
LanguageTool oui, par des extensions tierces aucune extension publiée par le projet sur le registre Open VSX ; deux extensions y sont publiées par des tiers : LanguageTool Linter (version 0.25.8, 22 897 téléchargements, mise à jour le 8 mai 2026) et LTeX+ (version 15.7.1, 18 376 téléchargements, mise à jour le 13 juin 2026)
Grammalecte extension communautaire isolée la page officielle liste des modules tiers pour Sublime Text, Vim, Emacs, GEdit, Pluma et Sigil, pas VS Code ; une extension grammalecte existe sur le registre Open VSX (version 0.3.0, 758 téléchargements, mise à jour le 22 février 2026) et n’y est pas marquée comme vérifiée
Grammarly rien de publié pour un éditeur de code l’offre vise navigateurs, bureau, mobile et Office
Rédacteur Microsoft rien de publié pour un éditeur de code l’offre vise Microsoft Edge, Word, Outlook et les autres applications Office

Pourquoi la distinction éditeur / tiers change tout

Une intégration de l’éditeur est suivie, testée, et disparaît rarement sans annonce. Une extension tierce dépend d’une personne : sur les cinq correcteurs, l’intégration à VS Code de Grammalecte repose sur des extensions tierces, dont l’une, vscode-grammalecte, est restée au stade « WIP » et n’a pas reçu de contribution depuis mars 2022. Avant d’installer une extension de correcteur, vérifiez sa date de dernière mise à jour et l’identité de son éditeur, exactement comme pour n’importe quelle extension de navigateur.

Ce que l’intégration à un éditeur de code apporte, et ce qu’elle n’apporte pas

Un correcteur branché sur l’éditeur signale une faute dans un commentaire, un fichier de configuration ou une chaîne de texte. Il ne vérifie pas la logique du code, ne remplace pas un linter, et ne connaît pas votre langage de programmation. Sur un dépôt de code, ces extensions servent surtout à la prose qui accompagne le code : documentation, messages de commit, fichiers de configuration.

Erreur à éviter : installer un correcteur qui parle au réseau sans le vouloir

Une extension de correcteur peut envoyer chaque document à un service. Vérifiez dans sa documentation si elle fonctionne avec un serveur local, plusieurs extensions de LanguageTool savent pointer vers une instance locale, ou si tous vos fichiers passent par l’API publique de l’éditeur. Sur un dépôt professionnel, la question n’est pas théorique.

Critère 4 : quel prix, et pour quel engagement ?

Un seul des cinq éditeurs publie un prix lisible dans ses pages officielles au moment du relevé : Antidote. Les autres affichent leurs montants côté navigateur, ou les intègrent à une suite dont le prix se lit ailleurs.

Outil Ce qui est publié Tarifs du 15 septembre 2026
Antidote+ Personnel, une langue 59,00 € la première année, 48 € en réabonnement, pour un utilisateur et les trois applications boutique Antidote
Antidote+ Personnel, français et anglais 89,00 € la première année, 72 € en réabonnement boutique Antidote
Antidote+ Familial, une langue 99,00 € la première année, 80 € en réabonnement, jusqu’à 5 membres d’une même famille vivant sous le même toit boutique Antidote
Antidote+ Familial, français et anglais 149,00 € la première année, 120 € en réabonnement boutique Antidote
LanguageTool version gratuite et formule Premium ; la page affiche un choix d’intervalles de paiement (mensuel, trimestriel, annuel, deux ans) et une réduction temporaire, sans montant lisible dans la page brute montants non vérifiés
Grammalecte gratuit, sans version payante ; le projet demande des dons page officielle
Grammarly formules gratuite, Pro, Enterprise et Education annoncées ; montants non lisibles dans la page brute montants non vérifiés
Rédacteur Microsoft pas de tarif propre publié sur les pages lues : le Rédacteur est présenté comme une fonction de Microsoft 365 et du navigateur Edge montant non vérifié

Trois précisions issues des pages officielles, qui changent la lecture du tableau. Antidote propose un essai gratuit de 30 jours de sa formule d’abonnement. Le paiement de l’abonnement annuel Antidote se fait en une seule transaction, l’éditeur ne proposant pas de versements mensuels. Les prix Antidote sont affichés en euros, taxes applicables en sus.

Faut-il un abonnement annuel ou un achat unique ?

Antidote a basculé vers un abonnement annuel pour sa formule complète ; le renouvellement est moins cher que la première année, et il n’y a pas de formule mensuelle. LanguageTool et Grammarly fonctionnent par abonnement pour leurs formules payantes. Grammalecte est gratuit, sans palier payant, c’est un logiciel libre financé par des dons.

Le vrai coût n’est pas le prix affiché

Un correcteur qui exige un compte et une connexion a un coût de sortie : que devient votre dictionnaire personnel, vos règles de style, vos statistiques ? Un correcteur installé localement se désinstalle sans perte, un service payant se referme avec ses données. Avant de payer un an, regardez ce que vous pourrez récupérer si vous partez.

Erreur à éviter : comparer un prix mensuel lissé à un prix annuel

Les éditeurs affichent volontiers un montant « par mois » pour une facturation annuelle, mais aussi une remise temporaire qui expire avant la reprise. Comparez toujours le total réellement débité sur douze mois, et gardez la date du relevé : ce tableau ne vaut que pour le 15 septembre 2026.

Critère 5 : où le texte est-il traité, et par qui ?

La souveraineté ne se résume pas à un pays, mais elle commence par trois questions simples : qui édite l’outil, où le texte est analysé, et sous quelle licence le logiciel est publié.

Outil Éditeur et lieu Où le texte est analysé Licence du logiciel
Grammalecte projet français, repris en janvier 2026 par Algoo, société spécialisée dans les logiciels et systèmes libres sur votre machine ; la page officielle indique qu’aucun texte n’est transmis GPL 3, code source publié
Antidote Druide informatique, entreprise québécoise, éditeur des dictionnaires et guides de la gamme dans le logiciel installé (Antidote 12), dans le navigateur (Antidote Web), sur l’appareil (Antidote Mobile) logiciel propriétaire
LanguageTool LanguageTooler GmbH, Hambourg (Allemagne) ; le projet mentionne un financement européen ; page de mentions légales dans l’application de bureau sans connexion ; sur les serveurs de l’éditeur pour le service en ligne socle libre : dépôt du projet sous LGPL 2.1, 15 037 étoiles, dernière contribution le 15 septembre 2026
Grammarly Grammarly Inc., États-Unis ; le pied de page consulté porte la mention « 2026 © Superhuman Platform » sur les serveurs du service propriétaire
Rédacteur Microsoft Microsoft, États-Unis « le Rédacteur se connecte à un service en ligne de Microsoft » propriétaire, intégré à une suite

Un détail qui compte : LanguageTool Premium inclut Grammalecte

Les mentions légales de LanguageTool indiquent, dans leur version anglaise, que les résultats de la formule Premium pour les textes français contiennent aussi les erreurs trouvées par Grammalecte (formulation originale : « With the Premium version, the results for French texts also contain errors found by Grammalecte. »). Deux produits de ce tableau sont donc liés : payer LanguageTool pour du français revient, pour partie, à faire tourner un logiciel libre français sur les serveurs d’un éditeur allemand. C’est une information utile pour qui cherche du français natif à moindre coût, et une raison de tester Grammalecte seul avant de payer.

Un socle libre ne rend pas l’ensemble libre

Un correcteur peut reposer sur un moteur libre et n’exposer qu’un service payant. LanguageTool publie son code source et propose en parallèle un service d’abonnement ; Grammalecte est intégralement libre, sans service payant associé. La question « puis-je installer tout le nécessaire sur ma machine, sans compte ? » reçoit une réponse différente selon les deux projets, et la licence seule ne suffit pas à y répondre.

Erreur à éviter : lire la licence comme une politique de confidentialité

Une licence dit ce que vous pouvez faire du code, pas ce que l’éditeur fait de votre texte. Ce sont deux documents distincts : la licence du dépôt et la politique de confidentialité du service. Lisez les deux, et ne déduisez jamais l’une de l’autre.

Critère 6 : et l’accessibilité pour un lecteur d’écran ?

Sur cinq outils, un seul publie une déclaration d’accessibilité vérifiable au 15 septembre 2026 : Grammarly. L’absence de déclaration chez les autres ne veut pas dire que l’outil est inutilisable, cela veut dire que personne ne s’engage publiquement, et qu’il faut essayer soi-même.

Ce que publie Grammarly

La déclaration d’accessibilité de Grammarly énumère les technologies d’assistance avec lesquelles le service et ses extensions de navigateur sont conçus pour fonctionner : Firefox avec NVDA sur Windows, Chrome avec JAWS sur Windows, Safari avec VoiceOver sur macOS. Elle ajoute, pour les applications de bureau, NVDA et JAWS sur Windows et VoiceOver sur macOS ; pour l’application iOS, VoiceOver, Voice Control et l’accès clavier complet. Elle indique une adresse de retour dédiée, un délai de réponse de cinq jours ouvrés et une proposition de solution sous quatorze jours ouvrés.

Ce que l’absence de déclaration signifie, et ne signifie pas

Aucune page d’accessibilité dédiée n’a été trouvée, le 15 septembre 2026, chez LanguageTool, Antidote, Grammalecte ni sur une déclaration nommant le Rédacteur Microsoft. Cela ne prouve aucune inaccessibilité : une interface peut être utilisable sans qu’une déclaration soit publiée. Cela prouve l’absence d’engagement écrit, donc l’absence de recours documenté en cas de blocage.

Comment tester en dix minutes avec un lecteur d’écran

Trois gestes, sur l’outil que vous envisagez, avant de payer quoi que ce soit. Premièrement, installez un lecteur d’écran gratuit et ouvrez la page de correction : les fautes signalées sont-elles annoncées, ou seulement colorées à l’écran ? Deuxièmement, parcourez la liste des suggestions au clavier seul, sans souris : atteignez-vous la première suggestion, et savez-vous ce qu’elle propose ? Troisièmement, appliquez une correction : le focus revient-il à l’endroit du texte corrigé, ou le curseur repart-il au début du document ? Ces trois questions séparent un outil utilisable d’un outil décoratif.

Erreur à éviter : confondre accessibilité du site et accessibilité de l’outil

Une déclaration qui parle du site web ne dit rien de l’extension de navigateur ni de l’application de bureau. Lisez la liste des produits couverts, et vérifiez que celui que vous voulez utiliser y figure.

Tableau de synthèse, sans note

Ce tableau ne classe pas : il résume les six critères, avec la mention des données non vérifiées là où elles existent. Aucune colonne « total », aucune étoile.

Outil Français natif Hors ligne Intégration VS Code Prix relevé Souveraineté Accessibilité déclarée
Grammalecte oui, moteur français uniquement oui, analyse locale extension communautaire isolée, non vérifiée sur le registre gratuit, dons projet libre français, GPL 3 aucune déclaration trouvée
Antidote oui, offre bilingue finie oui pour Antidote 12 ; non pour Antidote Web oui, dans la liste officielle, via Connectix (Windows) abonnement annuel, de 59 € à 149 € la première année éditeur québécois, propriétaire aucune déclaration trouvée
LanguageTool oui, module français mesuré ; pas de règle de longueur de phrase oui pour l’application de bureau extensions tierces sur le registre montants non vérifiés éditeur allemand, socle LGPL 2.1 aucune déclaration trouvée
Grammarly français pris en charge, produit d’abord anglais non rien pour un éditeur de code montants non vérifiés éditeur américain, propriétaire déclaration publique : NVDA, JAWS, VoiceOver
Rédacteur Microsoft français dans une liste d’une vingtaine de langues non, expérience connectée rien pour un éditeur de code fonction de suite, montant non vérifié éditeur américain, propriétaire aucune déclaration nommant l’outil

Quels critères manquent volontairement ?

Trois critères souvent cités manquent volontairement : la qualité réelle de Correction, la vitesse, et la tenue à l’échelle sur un texte long. Les mesurer demande un banc d’essai commun, et un banc d’essai mal construit vaut moins qu’une absence de chiffre.

Pourquoi aucun « taux de détection » n’est publié

Un pourcentage d’erreurs détectées n’a de sens qu’avec un jeu de test figé, une langue, une version et une procédure de comptage. Sans ces quatre éléments, le chiffre n’est pas reproductible : il deviendra faux à la prochaine version de l’outil, et il ne dit rien d’un texte écrit par quelqu’un d’autre. Si vous voulez un chiffre, faites-le sur votre propre texte.

À quoi ressemblerait un banc d’essai honnête

Prenez dix phrases fautives construites à l’avance, dont trois accords, deux homonymes, deux erreurs de ponctuation, un doublon de mot et deux phrases volontairement trop longues. Passez les mêmes dix phrases dans chaque outil, à version figée, et notez trois choses : ce qui est signalé, ce qui est signalé à tort, et ce qui n’est jamais signalé. Publiez la version des outils et la date. Ce protocole tient dans un fichier et se rejoue ; c’est ce qui manque à un tableau de notes.

Les capacités décrites viennent des pages officielles de chaque outil, lues et conservées avec leur date, le 15 septembre 2026. Elles n’ont pas été éprouvées sur un texte réel : les écarts entre ce que l’éditeur annonce et ce que l’outil fait sur votre texte se mesurent avec le banc d’essai décrit plus haut. Ce qui manque est écrit comme manquant.

Ce qu’un correcteur ne corrige pas

Les phrases trop longues et le rythme

« Humaniser un texte sans chercher à tromper » traite les phrases trop longues, les paragraphes denses et les répétitions. Aucun des correcteurs français du tableau ne signale les phrases trop longues : ce travail reste manuel.

La vérité des affirmations

Un correcteur vérifie l’orthographe et la grammaire, jamais la vérité d’une phrase. Le contrôle des faits relève de « Vérifier les affirmations d’un brouillon assisté ». Confondre les deux fait publier des phrases impeccables et fausses.

L’ensemble de la chaîne d’écriture

Les pages sur la rédaction assistée rassemblent la chaîne complète : cadrage, rédaction, contrôle, lisibilité. Un correcteur s’insère dans la dernière étape de forme ; il ne remplace aucune des autres.

Questions fréquentes

Existe-t-il un correcteur gratuit et bon pour le français ?

Grammalecte est libre, gratuit, français, et fonctionne sans connexion : c’est le point de départ le plus raisonnable pour un budget nul. Sa limite est celle de tous les correcteurs grammaticaux, pas d’analyse du sens, et des faux positifs possibles. LanguageTool dispose aussi d’une formule gratuite, mais son usage confortable passe par un compte et un service en ligne.

Lequel choisir si je suis non-voyant ?

Impossible de répondre à votre place, mais une méthode : commencez par l’outil qui publie une déclaration d’accessibilité nommant votre lecteur d’écran, puis testez les trois gestes décrits plus haut, annonce des fautes, navigation dans les suggestions au clavier, retour du focus après correction. Un outil sans déclaration mais qui passe ces trois tests vaut mieux qu’un outil documenté que vous ne pouvez pas piloter.

Faut-il installer plusieurs correcteurs à la fois ?

Dans LibreOffice Writer, non : la page officielle de Grammalecte indique qu’il ne peut pas cohabiter avec LanguageTool, une seule extension de correction par langue étant active à la fois. Dans un navigateur, la cohabitation est possible mais produit des soulignements concurrents sur la même phrase, ce qui rend la relecture confuse.

Que faire d’un désaccord entre deux correcteurs ?

Ne tranchez pas à la majorité. Ouvrez une grammaire ou une source de langue, vérifiez la règle invoquée, et décidez. Deux correcteurs en désaccord signalent souvent deux règles différentes appliquées à la même phrase : c’est un signal d’incertitude grammaticale réelle, pas un vote. La Banque de dépannage linguistique (nouvel onglet) de l’Office québécois de la langue française répond précisément à ce type de questions d’usage, avec exemples.

Comment savoir si ces données sont encore valables ?

Un prix publié, une extension retirée, un changement de licence ou un service déplacé peuvent invalider une ligne du tableau. Les dates de relevé, le 15 septembre 2026, disent ce que chaque ligne vaut encore ; vérifiez la page officielle de l’outil avant de payer.