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Rsync pour sauvegarder un dossier Linux : commande, SSH et restauration

SSD externe en aluminium avec un voyant ambre sur un établi sombre

Pour copier un dossier Linux sans toucher aux originaux, débutez par rsync -ani source/ destination/, lisez chaque ligne, puis relancez avec rsync -ai source/ destination/. Le suffixe / copie le contenu de source. Gardez --delete de côté tant que la simulation ne confirme pas la bonne source et la bonne destination.

Sommaire
  1. Préparez un dossier d’essai
  2. Lisez la simulation avant la copie
  3. Copiez en comprenant le mode archive
  4. La barre finale change la destination
  5. Réfléchissez avant d’utiliser --delete
  6. Copiez vers une autre machine avec SSH
  7. Restaurez dans un dossier vide et relisez le résultat
  8. Choisissez l’outil selon ce que vous devez retrouver

Rsync convient à une copie locale, à un miroir contrôlé ou au transfert d’un dossier vers une autre machine. Il faut ensuite savoir ce qui a été copié et comment le retrouver. Le parcours Linux et terminal aide à choisir le bon point de départ, et les commandes Linux de base rappellent les contrôles de chemin.

Préparez un dossier d’essai

Un essai utile se fait ailleurs que dans votre dossier personnel. Créez une source factice, une destination vide et un espace de restauration. Le nom avec un espace vérifie aussi que la commande conserve les chemins tels qu’ils existent.

mkdir -p /tmp/atelier-rsync/source/documents /tmp/atelier-rsync/destination /tmp/atelier-rsync/restauration
printf 'rapport rsync\n' > "/tmp/atelier-rsync/source/documents/rapport final.txt"
printf 'note\n' > /tmp/atelier-rsync/source/note.txt
cd /tmp/atelier-rsync
pwd

pwd doit afficher /tmp/atelier-rsync. Si vous voyez un autre emplacement, arrêtez l’essai. Le parcours manipuler fichiers et répertoires sans perte explique pourquoi le chemin courant doit être relu avant une opération sur des données.

La source contient maintenant deux fichiers. La destination reste vide. Ce découpage permet de comparer la prévision, la copie et la restauration sans mêler l’exercice à vos documents.

Lisez la simulation avant la copie

-n demande un essai sans modification et -i détaille les changements prévus. Ensemble, ils donnent une lecture de la cible avant l’écriture.

rsync -ani /tmp/atelier-rsync/source/ /tmp/atelier-rsync/destination/

Sur une destination vide, la sortie annonce les fichiers et répertoires à créer. La ligne concernant le nom avec espace doit conserver ce nom. Un préfixe comme >f+++++++++ désigne un fichier régulier à créer ; les lettres exactes de l’itemisation se lisent dans la documentation du man rsync officiel.

Une simulation qui vise un mauvais dossier n’est pas un petit défaut de chemin : elle décrit une copie qui toucherait la mauvaise destination. Relisez donc les deux chemins et le slash final avant de continuer.

Copiez en comprenant le mode archive

Quand la simulation est claire, lancez la copie avec -a et gardez le détail des changements avec -i.

rsync -ai --stats /tmp/atelier-rsync/source/ /tmp/atelier-rsync/destination/

Le mode archive correspond à -rlptgoD dans le manuel : parcours récursif, liens symboliques, temps, permissions, propriétaire, groupe et fichiers spéciaux. Il n’active pas automatiquement -A pour les ACL, -X pour les attributs étendus ni -H pour les liens matériels. Les droits du compte et les capacités du système de fichiers peuvent aussi limiter ce qui est conservé.

--stats donne un bilan lisible, mais ce bilan ne remplace pas une restauration. Lors de l’essai local réalisé le 17 septembre 2026 à 22:23 UTC avec rsync 3.2.7 et le protocole 31, la fixture comptait 5 entrées : 2 fichiers réguliers, 2 répertoires et 1 lien symbolique. Sa taille totale était de 58 octets et 31 octets de données ont été transférés.

rsync version 3.2.7  protocol version 31
Number of files: 5 (reg: 2, dir: 2, link: 1)
Number of deleted files: 0
Total file size: 58 bytes
Total transferred file size: 31 bytes

La sortie mesurée montre aussi que le lien symbolique est resté un lien dans cet essai. Elle ne donne pas un débit applicable à une autre machine ou à une autre taille de fichiers : le déplacement était local et la fixture très courte.

La barre finale change la destination

Ces deux formes ne placent pas le même niveau de l’arborescence :

rsync -a /tmp/atelier-rsync/source /tmp/atelier-rsync/autre-destination/
rsync -a /tmp/atelier-rsync/source/ /tmp/atelier-rsync/autre-destination/

Avec source, rsync transmet généralement le dossier lui-même et obtient autre-destination/source/. Avec source/, il transmet le contenu et obtient directement les éléments dans autre-destination/. La documentation officielle décrit ce choix comme la différence entre copier le répertoire par son nom et copier son contenu.

Pour une sauvegarde de Documents, choisissez le résultat attendu avant d’écrire la destination. Une simulation avec -ani montre immédiatement si le prochain chemin sera Documents/rapport final.txt ou source/Documents/rapport final.txt.

Réfléchissez avant d’utiliser --delete

--delete retire de la destination les éléments qui n’existent plus dans la source. Cette option sert à maintenir un miroir, pas à conserver automatiquement un historique.

rsync -ani --delete /tmp/atelier-rsync/source/ /tmp/atelier-rsync/destination/

Lisez les lignes marquées *deleting avant toute exécution réelle. Si un chemin inattendu apparaît, ne relancez pas la commande : vérifiez pwd, la source, la destination et la date de la dernière copie. Une destination dédiée est préférable à un dossier qui contient aussi du travail en cours.

Une copie miroir peut suivre une suppression ou une erreur de sélection. Pour garder plusieurs états, utilisez une méthode qui gère des snapshots ou un dossier de versions, puis prévoyez une restauration vérifiable. La comparaison des outils de sauvegarde selon la restauration attendue sépare ces usages au lieu de présenter une copie comme une solution universelle.

Copiez vers une autre machine avec SSH

Pour une destination distante, -e ssh choisit SSH comme shell de transport. La source reste locale et le chemin distant prend la forme utilisateur@serveur:/chemin/.

rsync -ai -e ssh /tmp/atelier-rsync/source/ utilisateur@serveur:/srv/sauvegardes/atelier-rsync/

Le compte distant doit pouvoir écrire dans le répertoire prévu. Le slash final garde ici le même sens : le contenu de source arrive dans le dernier répertoire indiqué. L’option -z, souvent vue dans rsync -avz, compresse les données pendant le transfert ; elle concerne un trajet réseau, pas une copie entre deux dossiers du même disque.

SSH transporte la copie et rsync décrit les fichiers à synchroniser. La conservation des versions, la clé d’accès et la procédure de reprise doivent être organisées séparément.

Pour planifier une exécution récurrente, partez d’une routine qui contrôle sa cible et son code de retour plutôt que de lancer une commande silencieuse : automatiser une routine avec un contrôle.

Restaurez dans un dossier vide et relisez le résultat

Ne remplacez pas immédiatement le dossier original. Copiez d’abord la destination vers l’espace de restauration, puis lisez le fichier obtenu.

rsync -ai /tmp/atelier-rsync/destination/ /tmp/atelier-rsync/restauration/
sha256sum "/tmp/atelier-rsync/source/documents/rapport final.txt" \
  "/tmp/atelier-rsync/restauration/documents/rapport final.txt"

Dans l’essai local, les deux lignes d’empreinte ont donné la même valeur :

429b185b58b897e63dbc6a869e960ec10caec01809993a01507949ea588884f6  /tmp/atelier-rsync/source/documents/rapport final.txt
429b185b58b897e63dbc6a869e960ec10caec01809993a01507949ea588884f6  /tmp/atelier-rsync/restauration/documents/rapport final.txt

La seconde simulation, relancée après la copie avec rsync -ani, n’a listé aucun changement. L’empreinte confirme l’égalité du fichier mesuré ; elle ne prétend pas remettre une machine entière en état.

Une restauration est plus parlante qu’un message de succès : elle vérifie le chemin, le nom, le contenu et la possibilité de lire la copie dans un emplacement séparé. Après la copie, controler une copie avec SHA-256 confirme que les deux fichiers lus produisent la même valeur.

Choisissez l’outil selon ce que vous devez retrouver

Rsync est un bon choix quand vous voulez une copie lisible, un miroir explicite ou un transfert piloté par une commande. Si vous devez revenir à plusieurs dates après une suppression, regardez un outil qui crée et conserve des snapshots. Si le besoin est de remettre un ordinateur complet en route, recherchez une méthode d’image système avec son support de récupération.

Le nom du logiciel compte moins que la scène de retour. Écrivez le fichier ou le système à récupérer, la destination qui survivra à la panne et la commande de restauration avant de confier les données à une copie automatique.