Quel logiciel de sauvegarde choisir pour un PC ?

Si votre besoin est de garder le même dossier sur deux machines plutôt que de conserver des versions, consultez Syncthing pour synchroniser des fichiers.
Sommaire
- Le choix rapide selon la panne à réparer
- Commencez par ce que vous voulez retrouver
- Kopia garde des versions sans imposer le terminal
- Duplicati relie une interface web à des destinations variées
- restic privilégie la commande vérifiable et le dépôt distant
- Borg associe déduplication et SSH côté Linux
- Veeam Agent vise la reprise d’un PC Windows
- Une copie n’est pas encore une sauvegarde
- Le test local qui évite de se raconter une histoire
- La décision tient dans la restauration
Pour des fichiers personnels, choisissez Kopia si vous voulez une interface graphique et des versions chiffrées ; choisissez Duplicati si la destination cloud compte autant que l’interface ; prenez restic si vous travaillez au terminal ; Borg si vos données vivent sur Linux et un serveur SSH ; Veeam Agent si vous devez pouvoir réamorcer un PC Windows entier.
Ces outils ne répondent pas à la même panne. Une sauvegarde de fichiers retrouve un document supprimé. Une image système remet un ordinateur en état après un disque défaillant. Une copie miroir reproduit un dossier, mais peut aussi reproduire une suppression. Le choix commence donc par la restauration attendue, pas par une liste de fonctions.
Le choix rapide selon la panne à réparer
| Besoin réel | Choix à regarder | Pourquoi |
|---|---|---|
| Retrouver des fichiers et des versions avec une interface graphique | Kopia | Snapshots, politiques, dépôt local ou distant, chiffrement contrôlé et interface officielle. |
| Envoyer des sauvegardes chiffrées vers beaucoup de destinations | Duplicati | Interface web, sauvegarde par blocs, versions et planification. |
| Automatiser sur un serveur ou dans un script | restic | Commande unique, dépôts chiffrés, snapshots, contrôle d’intégrité et rétention scriptable. |
| Sauvegarder Linux vers un hôte SSH | Borg | Déduplication par blocs, compression, chiffrement côté client et transport SSH. |
| Restaurer Windows après une panne de démarrage | Veeam Agent | Sauvegarde du PC entier ou de volumes et média de récupération amorçable. |
Le critère qui demande une compétence technique est l’emplacement de la sauvegarde et le mode de reprise : SSH, terminal, stockage objet, VSS et média amorçable ne sont pas des détails d’interface. Si ces mots ne vous disent rien, restez sur une solution graphique de fichiers et vérifiez d’abord la restauration d’un document.
Commencez par ce que vous voulez retrouver
Une sauvegarde n’a de sens qu’avec une scène de restauration précise. Écrivez la scène avant d’installer un outil :
- Un fichier supprimé hier : il faut plusieurs versions datées, pas une simple synchronisation.
- Un dossier chiffré par erreur : il faut une version antérieure conservée sur une cible qui n’est pas branchée en permanence.
- Un PC Windows qui ne démarre plus : il faut une image de volume et un support de récupération, pas seulement une copie de Documents.
- Un serveur Linux à reconstruire : il faut un dépôt accessible à distance, une politique de conservation et une commande vérifiable.
- Un portable changé de système : il faut savoir ouvrir ou restaurer les données sans dépendre du disque d’origine.
Le document Choisir un logiciel selon la restauration attendue sert de grille avant l’installation : formats, sortie possible, maintenance et coût de stockage y sont séparés au lieu d’être mélangés dans une note.
Kopia garde des versions sans imposer le terminal
La documentation officielle de Kopia décrit des snapshots de fichiers et de dossiers, des politiques de fréquence et de rétention, un dépôt local, réseau ou cloud, ainsi qu’une vérification de cohérence. Les données sont chiffrées avant de quitter l’ordinateur et la clé reste contrôlée par l’utilisateur. Kopia propose une interface graphique officielle et une ligne de commande, ce qui permet de commencer avec l’une puis de relire les réglages avec l’autre.
Le choix est pertinent pour des photos, des documents et des projets que vous voulez retrouver à une date donnée. La déduplication évite de stocker plusieurs fois le même contenu, et le découpage en blocs peut limiter le volume transféré quand une grande donnée change en partie. Les politiques peuvent aussi lancer les snapshots à une fréquence choisie, au lieu de compter sur la mémoire de l’utilisateur.
Kopia ne crée pas une image de toute la machine : il sauvegarde les fichiers et dossiers désignés. Si le but est de remettre Windows en route avec ses volumes, regardez plutôt la section Veeam Agent.
Duplicati relie une interface web à des destinations variées
La documentation de Duplicati présente une sauvegarde par blocs qui chiffre et compresse les données avant leur envoi. Le format conserve des versions, déduplique les blocs et peut vérifier régulièrement un échantillon du stockage. L’interface web configure les tâches et le planificateur les exécute ; une interface en ligne de commande existe aussi pour une tâche pilotée par un autre ordonnanceur.
Duplicati convient quand le même poste doit envoyer ses données vers un disque USB, un NAS, un serveur ou un service distant sans apprendre immédiatement les commandes d’un dépôt. La rétention peut garder une version par jour sur une période courte, puis une version par semaine ou par mois sur une période plus longue. La documentation de rétention décrit notamment ce principe de conservation par périodes.
La base locale de configuration fait partie du fonctionnement de Duplicati : elle doit elle aussi être comprise et protégée. Duplicati sauvegarde des fichiers sélectionnés, pas le secteur d’amorçage d’un disque complet.
restic privilégie la commande vérifiable et le dépôt distant
Le manuel de restic le présente comme un outil qui conserve plusieurs révisions de fichiers et de dossiers dans un dépôt chiffré. La commande de sauvegarde produit un snapshot, la commande de restauration extrait une version choisie et check vérifie le dépôt. La déduplication et la compression réduisent ce qui est ajouté lorsque le contenu est déjà connu.
restic est adapté à un serveur, à un stockage compatible avec un dépôt distant ou à une routine qui doit être relue dans un terminal. La rétention se décrit avec forget : la suppression d’un snapshot et la récupération de l’espace non référencé sont deux opérations distinctes, comme l’explique la documentation de nettoyage. Cette séparation évite de croire qu’un fichier supprimé de l’historique libère immédiatement toute la place.
restic n’embarque pas de planificateur : il faut le lancer avec le planificateur du système ou un outil externe. C’est un choix clair pour une personne qui veut voir le code de retour et journaliser chaque exécution, moins pour quelqu’un qui ne veut jamais ouvrir un terminal.
Borg associe déduplication et SSH côté Linux
La documentation stable de Borg décrit une sauvegarde par archives dans un dépôt. Les blocs sont dédupliqués dans le dépôt, les données peuvent être compressées, et le chiffrement est effectué côté client. Un dépôt distant peut être servi par SSH : le client envoie les opérations à un hôte où Borg est installé, plutôt que de traiter le dépôt comme un simple dossier réseau.
Borg prend son sens pour un poste Linux ou macOS, un serveur administré par SSH et une personne qui accepte de gérer les archives, la rétention et la vérification. Les archives peuvent être listées, montées ou extraites. Le guide de démarrage Borg rappelle aussi que delete retire une archive tandis que compact récupère l’espace des segments devenus inutiles.
La documentation stable classe l’usage dans WSL sous Windows comme expérimental. Pour un PC familial sous Windows, ce n’est pas le premier choix : la restauration doit rester simple quand la machine est déjà en panne.
Veeam Agent vise la reprise d’un PC Windows
Le mode d’emploi Veeam Agent for Microsoft Windows documente l’édition Free pour protéger un ordinateur, créer un média de récupération et programmer des sauvegardes vers un stockage local ou un partage. L’assistant peut cibler l’ordinateur entier, un volume ou des fichiers selon le mode choisi.
Le mode image est celui à retenir si le problème attendu est un disque qui ne démarre plus. Le média de récupération donne un environnement depuis lequel diagnostiquer la machine ou restaurer les données. Veeam précise que la sauvegarde d’un ordinateur entier ne se place pas sur le disque local de cet ordinateur : utilisez un disque externe, un partage réseau ou un dépôt adapté.
Veeam Agent est donc un outil Windows de reprise machine, pas le meilleur dénominateur commun pour un parc composé de plusieurs systèmes. Il demande aussi des droits administrateur pour configurer le travail, point à vérifier avant de choisir cette voie.
Une copie n’est pas encore une sauvegarde
Rsync pour copier un dossier Linux, rclone copy et cp savent reproduire des fichiers. Ils ne fournissent pas automatiquement une histoire de versions, un dépôt chiffré ou un support de reprise après suppression. Avec une commande miroir qui efface la destination, une erreur de manipulation peut devenir la nouvelle vérité.
| Opération | Ce qu’elle donne | Ce qui manque souvent |
|---|---|---|
| Copie simple | Une seconde occurrence du fichier | Historique et contrôle de restauration |
| Synchronisation | Une destination qui suit l’état courant | Protection contre une suppression propagée |
| Archive compressée | Un ensemble de fichiers relisible | Planification, chiffrement et rotation des versions |
| Dépôt de snapshots | Des états datés, dédupliqués et restaurables | Le secret du dépôt et la cible restent à gérer |
| Image de volume | Un retour possible de la machine entière | Portabilité et lecture directe des fichiers selon le format |
Si vous automatisez une copie, reprenez les garde-fous de la routine qui contrôle une sauvegarde planifiée : cible explicite, code de retour, journal lisible et arrêt si le résultat ne correspond pas à l’attendu.
Le test local qui évite de se raconter une histoire
Un essai local exécuté le 17 septembre 2026 avec GNU tar 1.35, rclone 1.75.1 et rsync 3.2.7 sur Linux 6.8.0-106-generic a utilisé une fixture de 4 fichiers totalisant 1 265 593 octets. L’archive tar --zstd a mesuré 731 octets et contenait 7 membres ; l’extraction a rendu les mêmes empreintes SHA-256 pour les 4 fichiers. La fixture contenait des données très compressibles, donc ce volume ne prédit pas la taille d’une photothèque ou d’une vidéo.
tar --zstd -cf source.tar.zst -C atelier source
tar --zstd -tf source.tar.zst
tar --zstd -xf source.tar.zst -C restauration
sha256sum restauration/source/documents/notice\ espace.txt
rclone check atelier/source atelier/rclone-copy
source/
source/photos/
source/photos/donnees.bin
source/documents/
source/documents/notice espace.txt
source/documents/plan.txt
source/version.txt
2d7bb8ce5fcd4991f05777c2ffa88dfffe250a6afb183316dbb4d6c546db4761 restauration/source/documents/notice espace.txt
0 differences found
4 matching files
Le résultat prouve que l’archive et les copies de contrôle reviennent intactes dans cet exercice. Il ne prouve pas le comportement de chaque logiciel cité : les produits sont comparés ici à partir de leurs documentations officielles, et l’essai mesure une chaîne locale d’archive, de copie et de restauration.
La décision tient dans la restauration
Après le choix du logiciel, faites quatre vérifications avant de lui confier les seuls exemplaires de vos fichiers :
- Définissez le lieu de stockage qui survivra à la panne du PC : disque débranché, NAS, serveur ou stockage distant.
- Créez une version puis restaurez un fichier dans un dossier vide, avec un nom et une empreinte que vous pouvez comparer.
- Écrivez la règle de conservation : combien de versions récentes, combien de versions anciennes, et quand l’espace sera contrôlé.
- Conservez le mot de passe ou la clé du dépôt séparément des fichiers sauvegardés, puis répétez la restauration après une mise à jour de l’outil.
Pour apprendre les chemins, les espaces dans les noms et les contrôles de copie sans toucher aux documents personnels, utilisez l’atelier des commandes Linux de base. Une sauvegarde qui a été restaurée une fois est une décision que vous pouvez défendre ; une sauvegarde jamais relue reste une hypothèse.